19 octobre 2018

Marie Marvingt

Notre aéroclub, en adoptant son nom, a choisi d’honorer une femme pionnière.

Sur le plan du sport, de l’aviation, et tout simplement, de la société des XIXème-XXème siècle, Marie Marvingt avait choisi de montrer qu’une femme pouvait faire bien, bien plus, qu’être une bonne maîtresse de maison.

Pionnière de l’aviation en France et l’une des meilleures alpinistes du début du xxe siècle, infirmière, licenciée en lettres et parlant sept langues (dont l’espéranto), femme la plus décorée de l’histoire de France, elle a marqué son époque et reste un modèle pour les pilotes actuels.

 

Petite présentation de « la fiancée du danger » (source : wikipédia)

Après sa naissance à Aurillac le 20 février 1875, Marie Félicie Élisabeth Marvingt emménageait en 1880 à Metz, puis en 1889 à Nancy (place de la Carrière).

Grande sportive, elle obtint 17 records mondiaux.

En 1899, elle devenait l’une des premières femmes titulaires du permis de conduire.

Elle passait ensuite quatre brevets de pilote: ballon en 1909, avion et hydravion en 1910, hélicoptère en 1961 ainsi que celui de dirigeable). Elle établit de nombreux records aeronautiques, dont celui du plus grand nombre de vols sans accident.

Elle fut la 3e femme de l’histoire à obtenir son brevet de pilote à l’échelle mondiale, et la seconde sur monoplan.

En 1908, elle présentait sa candidature au tour de France cycliste; malgré le refus des organisateurs, elle parcourut quand même le même circuit que les hommes.

Elle invente l’aviation sanitaire en 1910.

 

Déguisée en homme, elle participe sur le front, les armes à la main, à plusieurs actions militaires dans les tranchées aux côtés des poilus, notamment dans le 42e bataillon de chasseurs à pied. Finalement découverte, elle est renvoyée dans ses foyers.

Opiniâtre, elle obtenait du plus haut niveau de l’état major de pouvoir continuer à intervenir pour l’évacuation des blessés.

 

Elle reçoit la croix de guerre en 1915, après avoir effectué la première opération de bombardement d’une cible militaire en territoire occupé, en bombardant une caserne allemande à Metz ce qui fit d’elle la première femme au monde engagée dans l’aviation militaire et à effectuer des missions de combat aérien.

 

Dans l’entre-deux-guerres, elle devient journaliste, correspondante de guerre et officier de santé des armées avec les forces française d’Afrique du Nord, notamment au Maroc où elle invente des skis métalliques permettant aux aéroplanes de décoller et se poser sur le sable en limitant ainsi les risques de mise en pylône.

 

1934, elle se voit décerner la médaille de la Paix du Maroc pour sa création d’un service sanitaire aérien et du service des infirmières de l’air, devenant elle-même de facto la première diplômée dans cette activité en 1935.

En 1939, elle crée un centre de convalescence pour les aviateurs blessés. Durant la Seconde Guerre mondiale, elle travaille en tant qu’infirmière de l’air et invente un nouveau type de suture chirurgicale.

 

En 1960, âgée de quatre-vingt-cinq ans, elle pilote le premier et seul hélicoptère à réaction du monde, le Djinn.

 

Elle s’est éteinte le  à Laxou.

 

Voici une courte vidéo de présentation des multiples talents de cette femme hors du commun: